Le Spitzberg compte une trentaine d’espèces d’oiseaux, la plupart sont migrateurs.

Le plongeon catmarin

Plongeon Catmarin

Niché dans la toundra au bord d’un lac, il est présent à l’Ouest et au Sud-Est du Spitzberg de mai à septembre. C’est un oiseau qui se nourrit de petits poissons, de plantes et d’invertébrés. Il est caractérisé par un bec pointu, une tête grise avec un cou brun-rouge. Le plongeon a un cri lancinant, très typique. Au Spitzberg, on estime qu’il y a entre 500 et 1000 couples de plongeon catmarin. 

Si vous souhaitez en savoir plus le plongeon catmarin, n’hésitez pas à découvrir notre article : À la rencontre du plongeon catmarin.

Le pétrel fulmar 

Pétrel Fulmar Faune Spitbzerg

Aussi appelé l’oiseau des tempêtes, on le retrouve généralement dans l’Isfjord au Spitzberg, où de nombreuses colonies nichent dans des falaises maritimes ou proches de la côte. C’est un oiseau qui se nourrit essentiellement de seiches, de petits poissons et de plancton. Le pétrel fulmar est un très bon planeur, il a tendance à suivre les bateaux et à voler très bas. Ils se reproduisent dans les falaises où un seul oeuf sera pondu fin mai, couvé par les deux parents pendant environ 50 jours. On estime qu’il y aurait 500 000 couples au Spitzberg. 

Les labbes :

Différentes espèces de labbes sont présent au Spitzberg :

Le labbe parasite qui s’attaque en grande partie aux mouettes pour récupérer leur nourriture. On le trouve isolé sur la toundra début juin, les parents vont couver pendant presque 30 jours 2 oeufs avec qui ils resteront pendant environ 5 semaines. Il est le labbe le plus important du Spitzberg avec environ 2000 couples nicheurs.  

Le grand labbe se distingue par son plumage foncé et ses deux taches blanches. Il se nourrit comme le labbe parasite en attaquant les mouettes et les goélands. La femelle pondra 2 oeufs qu’elle couvera pendant 4 semaines. On estime la population du grand labbe à environ 500 couples nicheurs au Spitzberg, on le retrouve partout sauf dans le Nord-Est. 

La sterne arctique

Sterne Arctique Spitzberg

Aussi appelée « Hirondelle de mer », elle ressemble à une grande hirondelle blanche à tête noire. C’est un oiseau qui détient le record de distance de migration : elle hiverne généralement en Antarctique, mais on la retrouve au Spitzberg le reste de l’année. Les colonies se font sur des bancs de galets, le long des lagunes. Elle se nourrit de crustacés, poissons et d’insectes à la surface de l’eau. La femelle pond deux oeufs, couvés également pendant 3 semaines. Les poussins quitteront le nid 3 jours après leurs éclosions mais seront nourris pendant 3 semaines avant leurs autonomies totales. La population totale du Spitzberg est difficile à estimer car elles changent fréquemment de lieu de nidification, mais probablement 10 000 couples nicheurs. 

Le goéland bourgmestre 

Goeland Bourgmestre Spitzberg

C’est le plus grand des goélands et de loin l’oiseau marin le plus grand du Spitzberg. C’est un des prédateurs de beaucoup d’oiseaux, car il est de nature vorace. Il niche sur le sommet des rochers qui sont isolés, le long des côtes. Les parents couvent 3 oeufs pendant 3 semaines et restent assez longuement sur le site. Ils vont généralement s’agglutiner autour des bateaux à l’arrêt. On estime qu’il y a environ 10 000 couples nicheurs au Spitzberg. 

La mouette tridactyle 

Mouettes Tridactyles Arctique

C’est un des oiseaux les plus fréquents du Spitzberg, qui se distingue par le bout des ailes et ses pattes noires. On a tendance à retrouver des colonies très importantes sur l’Île aux ours, dans les falaises à l’abri des renards. La mouette tridactyle est plus grande que la mouette rieuse et elle est très bruyante, on peut l’entendre à des kilomètres. Elle se nourrit de crustacés et de poissons. Elle pond 2 oeufs début juin, couvés pendant 4 semaines. Aujourd’hui la population est estimé à 270 000 couples nicheurs. 

La mouette ivoire 

mouette ivoire - Faune Spitzberg

Elle a une ressemblance avec les pigeons par son vol léger et gracieux. Elle est reconnaissable par sa couleur blanche et ses pattes noires. Elle se reproduit en petites colonies de 10 à 20 couples, à l’intérieur des terres au nord-est et à l’est. La banquise est son domaine, où elle aime finir les restes du repas de l’ours polaire, en plus de petits poissons et de zooplancton. On estime qu’il y aurait entre 200 et 750 couples nicheurs au Spitzberg. 

Si vous souhaitez en connaître davantage sur la mouette ivoire, consultez notre article : À la rencontre de la mouette ivoire. 

Le guillemot de Brünnich 

Alkefjellet

Il a la taille d’un petit canard, de couleur blanc sur le ventre et brun sur la tête, il fait partie de la famille des alcidés. Il vient à terre seulement pour nidifier, il niche dans les falaises en groupe serrés et généralement avec les mouettes. Les jeunes quitteront le nid encore incapables de voler mais se jetteront dans le vide dès les premiers jours pour atterrir dans le meilleur des cas dans l’eau où ses parents le rejoignent. Ils se nourrissent de poissons et de petits crustacés. On estime la population à environ 850 000 couples au Svalbard.

Le guillemot de Troïl

Son bec est long et pointu, son cercle oculaire est « bridé » avec un trait blanc en arrière de l’oeil. On le retrouve sur l’Île aux Ours, il ne reste à terre que pour nicher ou se nourrir de poissons. Tout comme le Guillemot de Brünnich, les jeunes auront du mal à voler en quittant le nid mais ils se jetteront de la falaise, où ils atterriront dans la toundra. En 1987, la population des Troïls s’est effondré, dû à une surpêche, de 245 000 couples à environ 36 000, aujourd’hui la population est de nouveau nombreuse mais n’a jamais pu atteindre sa population de départ. 

Le guillemot à miroir 

De couleur noir avec une tache blanche sur les ailes, il est plus petit que le guillemot de Brünnich. C’est un oiseau qui niche dans les falaises côtières au Spitzberg durant l’hiver. Le guillemot à miroir est très curieux, il approche généralement les bateaux. Il se nourrit de poissons et de crustacés. Les deux parents vont couver 2 oeufs pendant un mois, mais 3 semaines après les jeunes seront autonomes. On estime la population du Spitzberg à 20 000 couples. 

Le mergule nain

Au Spitzberg, il niche partout mais les plus grandes colonies se trouvent au Nord-Ouest notamment dans le Hornsund et le Bellsund à partir du mois d’avril. C’est le plus petit de la famille des alcades, il pèse environ 180 grammes. Il n’est pas doué durant ses vols car il bat trop rapidement des ailes, il préfère plonger que de décoller depuis la mer. Il se nourrit de copépodes. Un seul oeuf est couvé, généralement pendant un mois. Puis il sera autonome un mois après sa naissance. 

Le macareux moine

Aussi appelé « perroquet des mers ». On le reconnaît facilement grâce à son bec coloré et sa couleur noire. C’est un oiseau très connu, car il existe aussi en France. Estimé à environ 10 000 couples au Spitzberg, on le retrouve sur les côtes Ouest et Nord, ainsi que sur l’île aux Ours. Il niche dans les pentes raides des falaises, ou dans un terrier qu’il creuse. Un seul oeuf sera couvé par le macareux, mais le bébé vivra généralement pendant 30 ans. 

L’eider à tête grise 

De couleur blanc et noir, on retrouve l’eider le long des côtes du Spitzberg. On le reconnaît de part sa silhouette massive et son vol lourd au ras de l’eau. Lorsque les femelles mettent bas, les canetons sont capables de nager dès l’exclosion, et cela reste leur meilleur protection face au renard, ou à l’ours polaire. On estime que 30 000 couples vivent au Spitzberg. 

La harelde de Miquelon

La Harelde Faune Spitzberg

La harelde est un oiseau qui niche près des lacs de toundra chaque année. Au Spitzberg, on le retrouve principalement sur l’Île aux Ours et sur la côte Ouest. Petit canard plongeur, de couleur blanche et noire, leurs pelages restent assez contrasté. La harelde se nourrit de crustacés, coquillages, larves et de plantes. Fin juin les femelles mettent bas et les oeufs sont couvés pendant 4 semaines. 

L’oie à bec court 

L'oie à bec court - Faune Spitzberg

L’oie à bec court est l’espèce d’oie la plus courante au Spitzberg. On la retrouve le plus couramment dans les petites îles ou au pied des falaises au mois de mai. Elles sont caractérisée par un bec noir et des pattes roses. Les couples s’unissent pour la vie. Début juin, la femelle met au monde plusieurs poussins qu’elle couvera pendant 4 semaines. La population du Svalbard a beaucoup augmenté ces dernières années. Elle a été estimé dernièrement à 52 000 individus.

La bernache nonnette

 

Au Spitzberg, elle niche sur la côte Ouest et les îles du Sud-Est. De couleur blanche et noire. Elle se reproduit sur les terrasses rocheuses des falaises, car elle se protège du renard polaire. Elle se nourrit de plantes et de mousses seulement. Elle pond environ 4 à 5 oeufs, qu’elle couvera pendant 25 jours, à la suite de cela, toute la famille passera les semaines suivantes au bord d’un lac ou de la toundra, car les adultes seront entrain de muer et ne pourrons plus voler. Après cette épisode, les oies s’engraisseront pour leur migration de l’automne. C’est l’espèce d’oie migratrice la plus étudiée au monde, car elle reste très vulnérable. 

Le bécasseau violet 

Le bécasseau violet Oiseau du Spitzberg

Seul, ou en petits groupes, la toundra est son lieu de prédilection. Il se nourrit d’insectes et de petits crustacés qu’il recherche le long des plages. Généralement, les deux parents couveront les 4 oeufs et les poussins quitteront assez tôt le nid. Le bécasseau, pour se protéger, n’hésitera pas à simuler l’oiseau blessé. Entre 2000 et 10 000 couples sont estimés au Spitzberg. 

Le tournepierre à collier

Au Spitzberg, on le retrouve surtout le long de la côte Ouest. De nature trapu, il dispose d’un bec assez court, un plumage avec des couleurs variées. Il se nourrit d’insectes et de petits gastéropodes et de crustacés. Il fouillera et retournera les galets avec bec conique pour trouver sa nourriture. 500 couples environ au Spitzberg. 

Le grand gravelot 

Trapu au bec court avec des marques noires et blanches en forme d’anneaux sur le haut du corps. Il niche sur l’Île aux Ours et sur les côtes Ouest du Spitzberg, sur les rivages sableux. C’est un oiseau qui se nourrit de petits insectes, de bivalves et de crustacés. Sa population est estimé à environ 300 couples au Spitzberg. 

Le phalarope à bec large

Petit de taille, il est de couleur rouge avec des taches noires et blanches sur la tête. On le retrouve sur les côtes Ouest et Nord du Spitzberg, sur les îles Tusenøyane notamment.  Il niche dans la toundra à partir du mois de juin, généralement près d’un lac. Le phalarope se nourrit d’insectes et de crustacés. La couvaison des 4 oeufs est assurée par le mâle ainsi que l’élevage des jeunes, ce qui permet à la femelle de s’accoupler avec un autre mâle… La population du Spitzberg est estimée entre 200 et 1000 couples.

Le lagopède des Alpes 

Le lagopède est le seul oiseau qui vit toute l’année au Spitzberg. Il est trapu, nichant à la fois sur le sol que sur les sommets des montagnes, de couleur brun-doré en été mais immaculé en hiver. C’est un oiseau polaire, qui a des pattes emplumées pour mieux lutter contre le froid. Il se nourrit essentiellement de végétation. Les femelles mettent bas en juin d’une dizaine d’oeufs, couvés pendant environ 3 semaines. On estime qu’il y aurait environ 3 à 5 mâles par km2. 

Le bruant des neiges

Caractérisé par un plumage contrasté noir et blanc, il est le seul oiseau chanteur. On l’observera au Spitzberg très tôt dans la saison avant la fonte des neiges. C’est un oiseau qui se reproduit dans les pierriers ou dans la toundra près des autres colonies. Il est le seul passereau nicheur au Spitzberg, il se nourrit généralement de graines et d’insectes. Les femelles mettent bas d’environ 5 à 6 oeufs, couvés pendant plus de 2 semaines. On estime aujourd’hui la population des bruants des neiges entre 1000 et 10 000 couples. 

 

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