Les principales espèces du Spitzberg

Le Spitzberg, situé à mi-chemin entre la Norvège et le pôle Nord, est un « paradis naturel » qui abrite de nombreuses espèces : ours polaires, phoques et baleines ne sont que quelques unes des espèces que vous pourrez observer. Attention, liste non exhaustive !

Le Renard Arctique

Renard Polaire Spitzberg

Le Renard Arctique se trouve partout au Spitzberg, bien qu’il ait été chassé pendant deux siècles. Le renard arctique est plus petit que le renard roux, plus court sur pattes, il pèse entre 3 et 5 kg. Sa fourrure est épaisse et blanche en hiver et d’un brun un peu plus foncé l’été. Environ 5% des renards du Svalbard sont des « renards bleus », dotés d’une fourrure marron foncé et qui ne mue pas.

Sa petite taille, ses oreilles et son pelage aussi isolant que celui de l’ours, lui permette de résister au grand froid polaire. En été, on retrouve souvent des renards sous les colonies d’oiseaux. C’est un opportuniste, il va essayer d’attraper des oeufs, les petits qui tombent de la falaise, et parfois même il peut attraper un adulte vivant. En hiver, période la plus difficile pour lui,  il reste, quand c’est possible, proche de l’ours, comme la mouette ivoire pour profiter des restes. La reproduction a lieu de fin février jusqu’au mois de juin,  et la portée est de 5 à 6 renardeaux (parfois plus si les conditions sont bonnes) . La femelle mettra bas  après 51 jours de gestations,  dans un terrier creusé, et avec plusieurs tunnels. La durée de vie moyenne d’un renard est de 5 ans, mais plusieurs renards de plus de 10 ans ont déjà été observés.

Le Renne Arctique

Présent depuis des millénaires au Spitzberg et notamment dans l’Isfjord et le Nordenskjöld Land : le renne est parfaitement adapté au climat Arctique grâce à ses larges sabots et sa fourrure épaisse de couleur brun en été et blanche en hiver. C’est un animal, qui contrairement aux espèces continentales, ne migre pratiquement pas. Cela est dû aux barrières naturelles (glaciers, fjords…) qui limitent cette migration. Il peut peser jusqu’a 90kg en hiver. Les femelles mettent bas au mois de juin d’un seul petit. 

Les phoques

Phoque Anelé Spitzberg

Le phoque annelé est un mammifère marin très répandu au Spitzberg. Il tient son nom de ses dessins en formes d’anneaux qu’il porte sur le dos. Relativement curieux, il approche facilement les bateaux, mais sur la glace, il devient très vite méfiant, car il est la proie préférée de l’ours polaire. C’est un animal qui mesure entre 1,20 et 1,50 mètre pour un poids pouvant aller jusqu’à 100kg. Le phoque est sédentaire et hiverne généralement dans les fjords. Au début du printemps, il s’installe au soleil et nage près des glaces dérivantes, où il peut facilement trouver de la nourriture (morues, crevettes…). A cette même période, les femelles mettent bas, dans une grotte creusée dans la neige, à l’abri des ours polaires. Le jeunes seront autonomes au bout de 6 semaines. 

Le phoque barbu, est un solitaire, qui vit essentiellement sur la côte Est et au Nord du Spitzberg. Contrairement au phoque marbré, le phoque barbu est très peu craintif, que ce soit sur la glace ou dans l’eau, même si l’ours reste son principal ennemi. Il mesure environ 2,50 mètres pour 350kg. Les femmes, elles, sont généralement plus grandes et peuvent peser jusqu’a 400kg. On le reconnaît grâce à ses moustaches, qui lui permet notamment de détecter la nourriture jusqu’a 200 mètres de profondeur. C’est un animal qui se nourrit essentiellement de coquillages, de crevettes, de crabes et de poissons. Comme pour le phoque marbré, les femelles mettent bas au mois de mai, et quelques heures après, les bébés phoques sont déjà capable de nager. Pour se nourrir, les bébés phoques absorberont jusqu’à 8 litres de lait maternel (qui contient environ 50% de matières grasses) par jour jusqu’à leur autonomie, 3 semaines plus tard. Un phoque barbu vit entre 20 et 25 ans. 

Le morse

Situées principalement dans le Nord et à l’Est du Spitzberg (Île Moffen, Nordaustlandet, Kvitøya), le morse est un parent des phoques et des otaries, il mesure jusqu’à 3,5 mètres et peut peser jusqu’a 1500kg. De couleur brune de nature, leur peau vire au rose quand il fait chaud car l’irrigation sanguine augmente avec la chaleur, inversement ils sont gris, quand ils sortent de l’eau. Pour préserver leur chaleur, les morses vivent en groupe serrés lorsqu’ils sont à terre. Grâce à leurs moustaches, ils peuvent repérer la nourriture, notamment les coquillages sur des fonds boueux jusqu’à 80 mètres. C’est un animal qui est considéré comme agressif car il n’hésite pas à charger quand il se sent menacé. L’ours ne s’y aventurera pas sauf pour s’attaquer éventuellement aux jeunes morses. L’accouplement des morses a lieu en hiver, et les femelles mettent bas sur la banquise en mai. Les bébés morses deviendront autonome au bout de 2 ans lorsque leurs défenses apparaîtront. Un morse vit en général entre 30 et 40 ans. 

Le béluga

Appelé aussi dauphin blanc, sa couleur est blanche, sa peau est tendue, son front est bombé, ses yeux ont un air malicieux. C’est une espèce très présente autour de l’archipel, mais assez difficile à observer. Les bélugas passent l’hiver dans les eaux recouvertes de banquise, l’été, on peut les apercevoir le long des côtes, souvent proche des glaciers ou aux abords de la banquise. Le béluga mesure en moyenne 4,50 mètres pour 1700kg. Ils sont généralement des nageurs lents, bien qu’ils peuvent plonger à plus de 1000 mètres pour chercher de la nourriture. Ils se nourrissent d’une grande variété de proies comme les calamars, les salmonidés, les morues ou les crevettes. L’accouplement a lieu généralement au début du printemps, les bébés resteront avec leurs mères pendant 2 ans. Les bélugas ont une durée de vie d’environ 40 ans et leurs prédateurs sont l’ours polaire et l’orque.

Les baleines

Présent en petite quantité au Spitzberg, notamment à l’Ouest et au Nord : le petit rorqual est la plus petite des baleines à fanons. On retrouve ces petites baleines dans les fjords et près des côtes ou de la banquise. Le rorqual est souvent solitaire, il mesure environ 10 mètres de long et peut peser jusqu’à 10 tonnes. Il ressemble aux autres baleines, foncé avec un ventre clair. Pour le différencier, il faut regarder sa nageoire dorsale en forme de faucille. Sa tête est pointue et aplatie et il a également des tâches blanches sur ses nageoires pectorales. Le petit rorqual se nourrit de poissons de taille moyenne qui arrive en banc comme des harengs, ainsi que des crustacés planctoniques. L’accouplement a lieu entre octobre et mars. Quelques mois plus tard, les naissances ont lieu dans la zone d’hivernage sous les latitudes chaudes. Les petits resteront près de leur mère pendant environ 4 mois.

 

Baleine à bosse

On rencontre la baleine à bosse dans tous les océans, elle passe ses étés dans les eaux froides des hautes latitudes et se reproduit dans les eaux tropicales. La baleine à bosse est un cétacé de grande taille, qui mesure environ 13 à 14 mètres de long et pèse généralement 25 tonnes. De couleur noire, elle est plutôt blanche au niveau du ventre. Réputée pour ses sauts spectaculaires hors de l’eau, elle possède de longues nageoires et a un chant très élaboré. Sa grande nageoire caudale sort de l’eau quand elle plonge. La baleine à bosse possède 270 à 400 fanons de couleur sombre disposés de chaque côté de la bouche. La baleine à bosse se nourrit de krill, de poissons comme le hareng seulement pendant l’été et vit sur ses réserves de graisse pendant l’hiver. La gestation dure environ 11 mois, et les baleineaux mesurent dès la naissance 5 mètres pour 2000kg. Ils seront allaités pendant les 6 premiers mois, et quitteront leurs mères dès la deuxième année.

 

Les oiseaux

Mouettes Tridactyles Arctique

Au Spitzberg, on dénombre une trentaine d’espèces d’oiseaux : plongeons catmarin, les mouettes tridactyles, fulmars, guillemots, macareux, mergules, mouettes ivoires…

Des espèces passionnantes, qui peuvent migrer sur des dizaines de milliers de kilomètres.
Bientôt nous vous proposerons un dossier complet sur les oiseaux du Spitzberg.

L’ours polaire, mammifère marin ou terrestre ?

Son nom scientifique, ursus maritimus, met clairement en avant son côté marin, pourtant on dit de lui que c’est le plus grand prédateur terrestre du monde. Très à l’aise dans l’eau, il peut nager sur plusieurs dizaines de kilomètres sans difficultés, mais évitera de le faire, à cause de l’effort que cela demande, et la perte de calories importante.

Il n’est pas territorial, et peut marcher sur des centaines de kilomètres, toujours à la recherche de nourriture.

On peut l’observer partout au Spitzberg : l’ours polaire, véritable prédateur, règne sur son territoire. L’ours polaire est un très bon nageur, qui vit surtout en bordure de la banquise, c’est un mammifère très mobile pouvant couvrir jusqu’à 1000km. Il est adapté au froid et à la neige, sa couleur blanche puis plus jaune en été, l’aide à se fondre dans le paysage pour surprendre ses proies. Son régime alimentaire est basé essentiellement sur le phoque, mais c’est opportuniste. En été, il peut se nourrir d’a peu près tout ce qui lui passera sous le nez pour passer cette période pendant laquelle la nourriture est rare : oeufs, carcasses de baleines (une aubaine pour lui), mousse… On estime que chaque ours mangerait entre 50 à 70 phoques par an, lui donnant une place capitale dans l’écosystème arctique. Il pèse en moyenne entre 400 et 500kg, le mâle peut atteindre 600kg pour 3 mètres.  Les femelles mettent bas (entre 1 et 3 oursons), dans une tanière creusée. Les jeunes resteront avec leur mère pendant 3 ans avant de la quitter définitivement. L’ours polaire reste un grand solitaire.

Directement impacté par la pollution des océans et les changements climatiques

Comme toutes les espèces, il est directement touché par la pollution. Il se nourrit principalement de graisse, or, c’est là que se concentrent les toxines, et toutes sortes de pollutions. En l’ingérant, il s’intoxique lui même, et transmet des maladies à ses petits. Aujourd’hui, il est rare de voir une femelle accompagné de 2 ou 3 petits. D’une part parce que la femelle met rarement bas plus d’un ourson, et lorsque ça arrive, l’un ou l’autre sera plus faible, et ne tiendra pas le premier hiver.

La fonte de la banquise, l’oblige aussi à passer plus de temps à terre, où la nourriture est rare, et de nager plus longtemps. Il y a quelques années, des scientifiques ont observé une femelle qui a nagé sur 750km sur 5 jours ! Accompagnés par ses deux petits, ils n’ont pas survécu à cette longue traversée…

 

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