Le recul de la banquise pourrait ralentir la croissance de la toundra

La communauté scientifique a longtemps admis que le réchauffement climatique favoriserait la réduction de la banquise et parallèlement la croissance de la végétation dans la toundra. Les travaux de Mads Forchhammer, chercheur de l’université du Svalbard et de l’initiative Greenland Perspective, suggèrent que les relations entre la banquise et la végétation seraient finalement plus complexes que prévu. De nombreux autres facteurs pourraient influencer la croissance des plantes dans la région Arctique : le pâturage des caribous et des bœufs musqués, la sécheresse, la conservation du pergélisol et l’humidité du sol. À long terme, le recul de la banquise pourrait donc avoir un effet négatif sur la croissance annuelle de certaines plantes arctiques.

Croisière plantes spitzberg

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Moratoire sur la pêche dans l’Arctique

Située au cœur de l’océan Arctique, une zone de la taille de la mer Méditerranée va être interdite à la pêche, selon l’accord trouvé le 30 novembre entre 10 pays. L’interdiction, qui sera applicable pendant au moins 16 ans, vise à laisser aux scientifiques le temps de déterminer quelles espèces halieutiques se trouvent dans ces eaux internationales non exploitées autour du pôle Nord, représentant une surface de 2,8 millions de kilomètres carrés. Et s’il est possible de les pêcher de façon durable. L’Arctique se réchauffant, de nouvelles routes maritimes sont en effet ouvertes aux navires, aiguisant des appétits de toutes sortes.
Après des années de discussions, cet accord a été conclu à Washington par les États-Unis, l’Union européenne, la Russie, la Chine, le Canada, la Norvège, le Groenland, l’Islande, le Japon et la Corée du Sud. Il sera automatiquement renouvelé en 2033, puis tous les 5 ans, jusqu’à un éventuel plan de gestion de la pêche dans la région.

Le Journal de l’Environnement 1/12/2017

Projet Yamal : l’intensification du trafic maritime en Arctique inquiète les écologistes

Les défenseurs de l’environnement expriment des craintes pour la biodiversité, notamment pour les réserves de poissons. C’est l’amère ironie du Grand Nord : la consommation de gaz et de pétrole est directement responsable du changement climatique, et c’est précisément la fonte de la banquise qui va permettre de faciliter le transport d’hydrocarbures à travers l’Arctique.

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Vladimir Poutine fait du développement des ressources de l’Arctique une priorité

Seulement quelques jours après le sommet climat de Paris (où les Russes n’étaient pas présents), le Président Vladimir Poutine, lors de sa 13e conférence de presse annuelle, a annoncé vouloir accélérer l’exploitation des ressources naturelles de l’Arctique. C’est-à-dire les gigantesques réserves de pétrole et de gaz qui s’y nichent.
La Russie voit comme une priorité le développement des ressources de l’Arctique, sources de « richesse » pour son pays, a déclaré jeudi le président russe Vladimir Poutine lors de sa conférence de presse annuelle. « Nous avons développé un programme de développement de l’Arctique. Ce qui est important, c’est la mise en valeur industrielle de l’Arctique, notamment l’extraction des matières premières« , a déclaré Vladimir Poutine.

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Le Groenland attend la ruée vers le Nord

En toute saison, le village de Narsaq, au sud du Groenland, est cerné d’icebergs aux teintes variées de blanc et de bleu. Ceux qui s’échouent sur ses côtes s’entassent toujours l’hiver, sous les aurores boréales, et fondent toujours l’été, sous un soleil de plomb. Mais l’atmosphère du village n’est plus la même qu’il y a dix ans. Parmi les maisons de bois colorées qui le constituent, des dizaines sont condamnées par des planches de bois.

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Un plésiosaure vieux de 150 millions d’années découvert en Antarctique

Des scientifiques argentins ont trouvé des restes d’un reptile carnivore marin et estimé qu’il vivait voici 150 millions d’années en Antarctique, où jamais une trace de vie aussi ancienne n’avait été découverte. La zone de recherches se situe à deux heures d’hélicoptère de la base scientifique de Mvd6597040, en Antarctique, au sud du continent américain. Les recherches se poursuivront en janvier 2018, pendant l’été austral. À cette époque, précise Marcelo Reguero, chercheur de l’Institut antarctique argentin, l’Antarctique faisait partie de la grande plate-forme commune avec l’Australie, l’Inde, Madagascar, l’Afrique et l’Amérique du sud, avant la dérive des continents.

plesiosaure arctique
Sciences et Avenir / AFP / 22/12/2017

2017 : année de référence pour la biodiversité de l’Arctique

L’automne dernier, le Canada a participé, avec d’autres pays du cercle polaire, à une première recension internationale de la biodiversité des animaux qui peuplent le fond marin de l’Arctique.
Cette première recension est l’aboutissement de deux ans de discussions au Conseil de l’Arctique.

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Une armée de petits drones en mission sous la surface de l’Antarctique

En Antarctique, une flotte de sept drones embarquera bientôt pour une mission d’un an sous la glace. S’ils survivent, les données recueillies pourraient considérablement améliorer les prédictions de fonte des glaces et d’élévation du niveau de la mer.

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En Alaska, des linguistes préservent un dialecte russe

La petite ville de Ninilchik n’a a priori rien de spécial. Situé dans le comté de la péninsule de Kenai, en Alaska, à environ 300 km d’Anchorage, ce bourg endormi sert d’escale aux touristes qui viennent y faire le plein d’essence avant de reprendre la Sterling Highway vers le sud. Mais son caractère sans prétention cache une histoire culturelle fascinante, relayée par beaucoup de ses habitants. À Ninilchik, un petit groupe de personnes âgées préservent un dialecte russe, quasiment figé dans le temps depuis 1847, date à laquelle le village a été fondé sous l’empire russe. Un grand nombre de ces hommes et de ces femmes sont d’origine russo-alaskienne, descendants des premiers colons de Ninilchik, et parlent une forme de russe qui remonte à l’époque d’Alexandre II, bien avant que l’Alaska ne devienne le 49e État des États-Unis.
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Pétrole de l’Arctique: les ONG perdent un procès emblématique contre la Norvège

La justice norvégienne a débouté le 4 janvier Greenpeace et deux autres ONG opposées à l’attribution par la Norvège de licences pétrolières dans l’Arctique, une affaire emblématique montrant que la lutte contre le réchauffement se joue de plus en plus dans les prétoires. Dans un jugement encore susceptible de faire l’objet d’un appel, le tribunal d’Oslo a estimé que l’État norvégien n’avait pas violé la Constitution en octroyant en mai 2016 des concessions en mer de Barents à 13 groupes pétroliers, parmi lesquels le champion national Statoil, les américains Chevron et ConocoPhillips, et le russe Lukoil.
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La fonte de la banquise complique les recherches sur l’ours polaire

Pour les chercheurs auSpitzberg il devient de plus en plus difficile d’étudier les migrations des ours polaires qui circulent sur la Mer de Barents entre le Svalbard et la Russie. Sur les 3000 ours environ qui vivent dans cette région, seuls 300 sont étudiés par les scientifiques. La raison en est la diminution de la glace de mer qui empêche les animaux en migration de rejoindre le Spitzberg.
« La situation a changé de façon radicale », constate le chercheur norvégien Jon Aars de l’Institut polaire norvégien. Depuis 1987 les ours polaires du Spitzberg sont systématiquement étudiés et jusqu’aux années 90 on pouvait non seulement observer les ours qui séjournent toute l’année au Spitzberg, mais aussi ceux qui entreprennent de longues migrations sur la banquise de la Mer de Barents entre la Russie et le Spitzberg. Dans le courant de l’année, une grande partie de cette dernière population séjournait régulièrement pour quelque temps au Spitzberg, si bien que les mouvements migratoires pouvaient être bien étudiés.
Aujourd’hui ne sont munis de colliers émetteurs pratiquement que les ours vivant toute l’année durant au Spitzberg. Quand, sur 20 individus balisés, on en repère 2 ou 3 qui migrent aussi vers la Russie, il faut bien admettre qu’on a de la chance. La conséquence est une dégradation des données sur les mouvements migratoires des ours polaires. Il reste certes controversé de savoir si ces données sont vraiment nécessaires, afin d’organiser leur protection. D’autre part on a déjà rendu compte des effets négatifs de la pose de colliers émetteurs.
Comme les ours ne peuvent plus rejoindre le Spitzberg, on réfléchit à la manière dont les chercheurs pourraient en revanche arriver jusqu’à eux. Or, il devient de plus en plus difficile d’approcher les ours polaires sur la banquise, laquelle doit être suffisamment stable pour permettre à un hélicoptère de s’y poser. D’autre part la mer libre ne doit pas être à proximité, afin que l’ours ne puisse pas y plonger et se noyer, après avoir été anesthésié.
Jon Aars exhorte en outre les scientifiques russes à s’engager davantage dans l’étude des ours polaires, notamment dans l’archipel François-Joseph.
Source : Spitzbergen.de / NRK 5/01/2018

La Chine ambitionne de devenir une puissance en Antarctique

Le brise-glace chinois Xuelong a quitté mercredi Shanghai, en route pour l’Antarctique afin d’y établir une nouvelle base chinoise alors que Pékin ambitionne de s’imposer comme une puissance dans le continent de glace. La Chine est une nouvelle venue dans la course, mais son intérêt pour l’Antarctique a progressé de conserve avec sa puissance économique. La nouvelle station sera la cinquième installée par Pékin en Antarctique, soit davantage que d’autres pays pourtant là de plus longue date. La Chine choisit d’investir dans l’exploration et la recherche polaires au moment où les contraintes financières et le choix d’autres priorités freinent des pays comme les États-Unis.

Brise-Glace Antarctique
Photo: COMNAP

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Pêche au plastique en région polaire

Une étude canadienne analyse les microdébris de plastique qui polluent les océans Arctique et Atlantique Nord, territoires pour lesquels les données sont rares.
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La mine de Sveagruva, c’est du passé

Ainsi en a décidé le gouvernement norvégien à Oslo. Ouverte seulement en 2014, la mine de Lunckefjellet, dont le fonctionnement était en veilleuse, voit son activité de production arriver à son terme. Depuis des années la compagnie minière SNSK se bat avec d’énormes difficultés, alors que les prix du marché ne suffisent plus pour rentabiliser l’activité. Depuis 2015, 300 employés ont du quitter la mine et le personnel s’est réduit à une centaine de personnes.
La ministre norvégienne de l’économie, Monica Maeland, annonçait le 12 octobre que le gouvernement, qui est aussi le propriétaire de la SNSK, ne soutiendrait plus financièrement la production de cette mine. Une utilisation du site à des fins touristiques n’est pas envisagée.
À part ça, l’exploitation de la mine n°7 près de Longyearbyen n’est pas touchée, approvisionnant la centrale à charbon locale et produisant aussi pour l’exportation.
Svalbardposten. Octobre 2017.

Le livre du mois

« L’Aventure des Pôles, Charcot explorateur visionnaire »
Préfacé par Jean-Louis Etienne, et avec les témoignages inédits d’Isabelle Autissier, Enki Bilal, Claudie Haigneré, Ollivier Roellinger, Daphné Victor et Stéphane Dugast, L’Aventure des Pôles, Charcot explorateur visionnaire est enfin en librairie. Un beau et passionnant travail commun de Nicolas Mingasson, Agnès Voltz et Vincent Gaullier.

Première route entre l’océan Arctique et le Canada

Après plus de trois ans de travaux, le Canada a inauguré mercredi la première route qui relie l’océan Arctique au continent américain, entre Inuvik et Tuktoyaktuk. La première route reliant l’océan Arctique et le continent américain a été inaugurée mercredi au nord-ouest du Canada, ce qui devrait accroître le tourisme et diminuer le coût de la vie pour la population inuite de cette région désertique. À plus de 2 000 km au nord de Vancouver, cette route reliera la petite ville d’Inuvik au village de Tuktoyaktuk, sur la mer de Beaufort, à 137 km plus au nord.
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Découvrez les croisières Grands Espaces

*Les prix indiqués sont ceux des cabines les moins chères. Le descriptif des programmes est donné à titre indicatif.

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